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Aujourd’hui, nous rencontrons les architectes Eline Geurts et Charlotte Ballière du bureau a154 architecten.
Elles nous racontent comment le projet Menlo Park, à Sint-Amandsberg, est né — d’une prairie pour chevaux enclavée à un quartier ouvert et vivant — et comment la qualité, le contexte et la collaboration en ont constitué le fil conducteur.
Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Charlotte Ballière: Je suis administratrice chez a154 architecten. Notre bureau réunit une équipe multidisciplinaire — architectes, ingénieurs, spécialistes BIM et dessinateurs — qui a choisi consciemment une approche contextuelle. Pour nous, chaque projet, petit ou grand, est indissociablement lié à son environnement. Le “A” de a154 signifie autrement, alternatif, attention : nous concevons de A à Z avec un regard ouvert, en respectant chaque partenaire. On ne construit jamais seul.
Eline Geurts: Je suis ici depuis 2016, et Menlo Park fut l’un de mes premiers projets. Je l’ai suivi depuis les études préliminaires jusqu’à l’exécution et la réception. J’ai donc vu le processus complet de près — de la première esquisse aux habitants qui ont emménagé aujourd’hui.
Comment a154 est-il entré en contact avec Fenixco, et qu’est-ce qui vous a frappées sur ce site ?
Charlotte:Le dossier se trouvait depuis quelque temps dans le portefeuille de Fenixco. Le terrain avait un énorme potentiel, mais aussi des complexités urbanistiques et juridiques. Grâce à notre approche intégrée des études préalables et du dialogue avec les services urbains, la concertation s’est rapidement enclenchée. Une vision commune s’est immédiatement dessinée : comment transformer cette parcelle fermée, autrefois une prairie pour chevaux, en un lieu ouvert sur le quartier ?
Le point de départ était donc cette prairie enclavée. Comment l’avez-vous rendue accessible et intégrée au quartier ?
Eline:Cela a demandé beaucoup de concertation avec la Ville de Gand et les pompiers. Les plans initiaux ne répondaient plus aux normes actuelles. Nous avons donc conçu un nouveau plan de zonage, dans lequel la traversée piétonne était centrale.
Nous ne voulions pas créer une rue classique, mais un woonerf — un espace partagé — qui resterait la respiration verte du quartier. Il est devenu un lieu public où piétons, cyclistes et riverains se croisent, avec des noues et des espaces verts comme fil conducteur. Le quartier retrouve ainsi un morceau de nature qui, autrefois, était privé.
Avec la Ville, vous avez proposé une combinaison de typologies d’habitat. Pourquoi cette diversité ?
Eline: C’était encouragé par la Ville de Gand, mais c’était aussi, sur le fond, la meilleure solution. En combinant appartements, maisons et logements en bande, on s’adresse à des profils très différents.
Lors de la commercialisation, cela s’est confirmé : de nombreux habitants plus âgés du quartier souhaitaient rester dans leur environnement familier, mais dans un appartement plus confortable. En parallèle, de jeunes familles ont été attirées par les maisons avec jardin. Cette mixité génère une dynamique sociale naturelle.
Charlotte:C’est une forme de réciprocité : les familles apportent de la vie et du mouvement, les habitants plus âgés apportent calme et ancrage. On crée ainsi un quartier où les gens se rencontrent.
Fenixco mettait d’emblée l’accent sur la qualité. Comment l’avez-vous traduite architecturalement ?
Eline:L’ambition était un projet reconnaissable, cohérent, loin des lotissements standardisés. Nous avons travaillé conceptuellement : chaque unité d’habitation devait avoir sa propre identité, dans une structure claire.
Nous avons choisi trois matériaux principaux — bois, brique de parement et ardoises — séparés par des lignes blanches en béton ou en crépi. Les toitures ont également reçu des ardoises blanches, ce qui donne au projet une grande continuité visuelle.
Dans les immeubles d’appartements, chaque étage a une finition différente, de sorte que chaque logement se lit comme une maison individuelle. Pour les maisons, nous avons varié les appareils de pose et les couleurs de joint. Cela crée une diversité maîtrisée, harmonieuse.
Ce qui semble simple était en réalité très technique. Comment avez-vous géré cette complexité ?
Eline:C’était effectivement plus complexe qu’il n’y paraît. La brique, le bois et les ardoises nécessitent chacun une composition différente.
La brique se pose directement contre le mur porteur, mais le bois et les ardoises requièrent une sous-structure, une isolation et une mise en œuvre beaucoup plus fines. Cela impliquait une coordination millimétrée entre plusieurs entrepreneurs, afin que les lignes blanches se prolongent parfaitement d’une façade à l’autre.
Pour les maisons, la combinaison des toitures en ardoises blanches, des acrotères et du crépi a encore ajouté un niveau de difficulté.
Cette complexité fait partie intégrante du résultat : ce qui semble aujourd’hui évident est en réalité la somme de centaines de décisions subtiles.
Comment avez-vous travaillé la relation intérieur–extérieur ?
Eline:Il était crucial que les habitants vivent réellement les espaces extérieurs.
Beaucoup d’appartements ont plus de deux façades, ce qui est exceptionnel en milieu urbain. Ils sont entourés de terrasses, offrant lumière et vues tout autour.
Les maisons disposent de petits jardinettes à l’avant, créant une transition douce vers l’espace partagé — assez pour un banc ou quelques plantes. C’est une zone intermédiaire entre le privé et le public.
Charlotte:Ces choix favorisent la rencontre. On échange plus facilement lorsque quelqu’un prend un café dehors. L’espace partagé devient un lieu de vie, pas un simple passage.
Comment s’est déroulée la collaboration pendant l’exécution ?
Eline:L’exécution a demandé un suivi intense, mais la collaboration avec Fenixco a été très fluide. Nous partagions la même ambition qualitative, même si cela exigeait parfois plus de temps.
Bien sûr, il y a eu des défis techniques, des ajustements, des retards — c’est le chantier — mais la communication ouverte a permis de garder le cap.
Charlotte: Ce qui m’a marquée, c’est le respect mutuel entre développeur, architectes et entrepreneurs. Les discussions sont restées constructives, même lorsque les questions étaient difficiles.
Et lors des réceptions, les experts indépendants nous ont félicitées pour la qualité — un niveau qu’ils voyaient rarement. C’est une reconnaissance pour tous ceux qui ont participé au projet.
Vous dites souvent : “Rien n’est durable dans un projet qu’on démolit après vingt ans.” Comment Menlo Park reste-t-il pérenne ?
Eline: La durabilité commence par le plan, pas par la technique. Nous privilégions la lumière naturelle, les structures rationnelles et les plans adaptables.
Par exemple, les paliers dans les maisons ont été conçus pour pouvoir devenir une pièce supplémentaire. Ce sont des détails qui permettent aux habitations d’évoluer avec leurs occupants.
Charlotte:Le contexte joue aussi un rôle. Menlo Park se situe à distance de marche des commerces, écoles et transports en commun. Le projet est pensé pour les piétons et les cyclistes.
Techniquement, nous avons intégré des systèmes durables : gestion de l’eau pluviale via noues, géothermie pour les appartements, pompes à chaleur pour les maisons.
Et un point souvent négligé : des locaux techniques suffisamment grands, pour placer correctement les installations. C’est crucial pour le confort et la longévité.
Lors des fouilles, des traces de l’époque romaine ont été découvertes. Quel impact cela a-t-il eu ?
Eline:C’était une surprise. Deux puits ont été trouvés, contenant du bois remarquablement bien conservé.
C’est symbolique : là où des habitants venaient chercher de l’eau il y a des siècles, des familles vivent à nouveau aujourd’hui. Construire sur l’histoire donne une dimension supplémentaire au projet.
Quels enseignements tirez-vous de cette expérience ?
Charlotte:Pour moi, la communication est le socle de la qualité. En parlant ouvertement et en se soutenant mutuellement, on peut amener des projets complexes à un niveau nettement supérieur. C’est valable pour l’équipe, mais aussi pour les autorités et les habitants.
Eline: Ce n’était pas un chantier simple, mais nous avons continué à chercher des solutions. Cette persévérance — ajuster jusqu’à ce que ça fonctionne — fait toute la différence.
C’est très gratifiant de voir que cette exigence se traduit aujourd’hui par des habitants satisfaits et une image fidèle à notre vision initiale.
Si vous deviez résumer votre architecture en un mot ?
Eline Geurts: Connexion.
Charlotte Ballière: Oui, connexion avec le contexte, les gens et l’avenir. C’est notre ligne directrice.
Conclusion
Menlo Park montre comment vision, collaboration et souci du détail peuvent créer un cadre de vie durable.
Avec a154 architecten, nous avons réalisé un projet où l’architecture façonne non seulement les bâtiments, mais aussi le vivre-ensemble.
Avec la livraison complète du projet, une dernière maison est encore disponible — une occasion unique pour ceux qui souhaitent vivre dans cette enclave verte et sereine.
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